9 sources de financement pour ta startup : où trouver des financements ?

Masterclass sur le financement des startups : deuxième partie

sources de financement des startups

Si tu viens de calculer le runway de ta startup et que tu réalises que tu auras besoin de plus de financement, et bien plus tôt que prévu, tu es au bon endroit. 👊

Cet article te propose une liste complète des sources de financement les plus courantes qui peuvent mener ta startup au succès.

Cet article est la troisième partie d’une nouvelle série de masterclass sur le financement des startups. Le financement est le carburant dont toute entreprise a besoin pour fonctionner. Il est donc essentiel de connaître les tenants et les aboutissants du financement si tu veux que ta startup soit couronnée de succès. Nous avons cherché un guide à la fois concis et complet sur le financement des startups, mais nous n’en avons trouvé aucun. Nous avons donc décidé d’en créer un nous-mêmes. Voici ce guide essentiel.

Nous te le proposons en partenariat avec le plus grand accélérateur de startups et de scale-ups de Belgique, Start it @KBC, qui accompagne et promeut plus de 1 000 entrepreneurs aux idées innovantes et aux modèles économiques évolutifs.

– Jeroen Corthout, cofondateur Salesflare, un CRM commercial facile à utiliser pour les petites entreprises B2B

En bref 💡

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Tu n’as pas le temps de lire l’article en entier, mais tu veux quand même déterminer quelles sources de financement conviennent à ta startup ? 🤔

Pas de problème, on s’en occupe ! Tu peux utiliser la feuille de route ci-dessous pour parcourir notre article et découvrir quelles sources de financement sont les mieux adaptées à la situation spécifique de ton entreprise.

Les mots « early stage », phase d’idée ou pré-revenu te viennent-ils à l’esprit quand tu penses à ta startup ?

Envisages-tu d’investir tes propres économies ou de parler à tes amis et ta famille ?

Ou cherches-tu un petit investissement externe ainsi qu’un accès à un écosystème et à des conseils en rejoignant un accélérateur ou un incubateur ?

Ou aimerais-tu avoir un investisseur expérimenté comme actionnaire ?

Peut-être aimerais-tu aussi te documenter sur l’un des instruments couramment utilisés dans l’investissement en phase d’amorçage : l’obligation convertible ?

Développes-tu une nouvelle technologie ou envisages-tu de lancer un nouveau projet innovant ?

As-tu envisagé de demander une subvention publique, une source de financement peu coûteuse pour soutenir tes projets ?

As-tu réussi à sortir de la phase de pré-revenu à force de débrouillardise et cherches-tu maintenant des liquidités pour développer ton entreprise ?

As-tu envisagé de conserver l’intégralité du capital et de t’autofinancer jusqu’au sommet ?

Ou es-tu prêt à intégrer un investisseur externe à ta structure d’actionnariat ?

Le cash-flow positif est-il à portée de main, as-tu besoin d’investir dans du matériel ou cherches-tu des moyens de financer ton fonds de roulement ?

As-tu déjà parlé à certaines de tes banques locales ? Savais-tu qu’il existe des programmes publics qui encouragent les banques à prêter aux startups ?

Ou alors, tu viens de boucler une levée de fonds en capital-risque et tu cherches un peu de trésorerie supplémentaire en attendant ta prochaine levée de fonds ?

Pourquoi ne pas faire comme Uber, Airbnb et bien d’autres avant toi, et contracter une dette venture pour faire le pont entre deux levées de fonds ?


Prêt à te lancer ? Voici tous les détails sur 9 des sources de financement les plus courantes pour les startups ! 👇


1. Épargne personnelle

Mets ton argent là où tu mets ta parole et finance toi-même les premières étapes. Les investisseurs chercheront toujours à déterminer à quel point tu crois en ton idée, et financer ta propre startup est assurément un bon signal pour eux.


2. L’entreprise elle-même

La source de financement privilégiée pour une startup : laisser l’entreprise s’autofinancer et développer ton activité grâce au revenu généré. En réalité, c’est le meilleur type de financement, et cela montre que ton entreprise est véritablement en train de décoller. 📈

Mais ta difficulté, ici, c’est le timing, car les dépenses arrivent généralement avant le revenu. Tu dois donc trouver un moyen d’obtenir de la trésorerie à l’avance. Une excellente façon d’y parvenir consiste à proposer des formules annuelles et des commandes prépayées.

Développer ton activité de cette manière te permettra de garder le contrôle total, tout en te rappelant constamment l’importance des ventes.

C’est toutefois une voie difficile. Des ressources limitées peuvent fortement freiner ta croissance, tandis que la pression liée à l’exécution des commandes promises peut être immense.

Si tu as un peu de temps, le livre Customer Funded Business de John Mullins est une excellente lecture à ce sujet.

amis, famille et fous


3. Amis et famille

Sans historique établi, ou aux débuts de ton idée, il se peut que peu de gens croient en toi, à l’exception de tes amis et de ta famille. 👨‍👩‍👧‍👧

La possibilité de définir librement les conditions, ainsi que la confiance des personnes qui te connaissent le mieux, en font une source de financement attrayante pour une startup.

Attention, cependant : si les choses ne sont pas faites correctement, cela peut faire exploser bien plus que ton entreprise. Ta vie sociale peut en subir les conséquences pendant longtemps. Il n’est pas rare que les prêts entre amis et membres de la famille entraînent des brouilles, du ressentiment, voire des poursuites judiciaires.

Voici quelques conseils pour que cela fonctionne :

Réfléchis aux conséquences

Tout le monde n’est pas fait pour être investisseur, et l’argent est une drôle de bête.

Assure-toi de bien connaître les personnalités des personnes concernées et essaie de mesurer les conséquences si tout tourne mal.

Est-ce que votre amitié risquerait d’en pâtir et, si c’est le cas, es-tu prêt à prendre ce risque ?

Sois honnête avec toi-même et essaie de faire une évaluation rationnelle et approfondie.

Gère les attentes

Tu dois être absolument certain de la raison pour laquelle le financeur t’aide.

Essaie-t-il de réaliser un bénéfice, ou s’agit-il simplement d’un don pour t’aider à démarrer ? S’attend-il à récupérer son argent rapidement, ou considère-t-il cela comme une solution à court terme ? Veut-il s’impliquer, ou préfère-t-il rester en retrait dès le départ ?

Par ailleurs, ne survends pas ton entreprise. Tu ne t’adresses probablement pas à des investisseurs professionnels, formés à lire entre les lignes, et tu ne veux pas devoir revenir immédiatement sur tes déclarations après l’investissement.

Protège tes amis

Protège tes amis contre eux-mêmes.

Évalue correctement si le financeur peut encaisser le choc si tout tourne mal. Sois honnête et ouvert, et ne demande jamais une somme trop importante. Tu ne veux pas faire perdre une part considérable de l’épargne de tes parents un mois avant leur retraite.

Assure-toi de comprendre la situation financière de ton financeur et sa capacité à récupérer d’éventuelles pertes.

Mets tout par écrit

Sois clair sur les conditions et mets-les par écrit.

Une fois que tu as défini des attentes raisonnables, négocie les conditions et mets-les par écrit pour les deux parties.

Cela peut te sembler excessif, mais même un simple contrat assorti de règles clairement définies contribuera grandement à éviter les litiges par la suite. Il permet aussi à chacun de réfléchir aux conséquences et de s’assurer que tout le monde est sur la même longueur d’onde au moment où l’argent est versé.

Communique davantage

Tu dois gérer les émotions de chacun, ce qui demande beaucoup de discussions.

Travailler avec des amis et des membres de ta famille peut demander davantage de communication qu’avec des investisseurs professionnels. Veille toujours à ce que ta communication soit ouverte et claire, et à ce que l’autre partie comprenne de quoi tu parles. Ces personnes méritent le même respect et le même niveau de communication que les autres financeurs !

Assure-toi également que chacun se sente inclus et puisse s’exprimer, afin de pouvoir anticiper les problèmes avant qu’ils ne prennent de l’ampleur.

Connais ton code fiscal

Beaucoup de pays encouragent les particuliers à investir dans de nouvelles entreprises. Assure-toi de bien comprendre les règles et guide tes investisseurs. À l’inverse, les dons peuvent entraîner une décision fiscale défavorable : veille donc à ne pas recevoir une facture fiscale plus tard.

Cela vaut vraiment le détour chez ton comptable, car tu dois t’attendre à des questions assez complexes, même de la part de ton plus petit investisseur.


4. Subventions et aides publiques

Les pouvoirs publics cherchent à soutenir les startups et l’innovation dans leurs communautés. Et même si la concurrence est féroce et les critères stricts, l’accès à ce financement de startup relativement peu coûteux peut complètement changer la donne pour ta startup. 💸

Les subventions dépendent fortement du pays et de la région : veille donc à évaluer correctement les possibilités dans ton écosystème.

En général, les subventions se concentrent sur les hautes technologies, les sciences et la médecine. Elles sont souvent adaptées à des projets spécifiques plutôt qu’au financement d’une entreprise entière. Elles exigent aussi fréquemment que tu complètes les fonds accordés par d’autres sources de financement. Autrement dit, si la subvention s’élève à 100 000 $, tu devras également réunir 100 000 $ de financement privé.

De plus, les subventions exigent souvent que tu détailles précisément la façon dont tu dépenseras l’argent et s’accompagnent ensuite de mécanismes de contrôle plus ou moins importants.

Cela met aussi immédiatement en évidence un inconvénient majeur des subventions publiques : un niveau supplémentaire de planification et de contrôle peut limiter ta marge de manœuvre pour pivoter par la suite.

Trouver la bonne subvention n’est pas facile, car elles sont généralement peu médiatisées. Parle à d’autres startups de ta région ou de ton secteur et demande-leur tout ce qu’elles savent sur ces aides. Trouve les informations officielles concernant les subventions et abonne-toi à leurs newsletters pour toujours savoir quand une nouvelle application est ouverte.

Une fois que tu as trouvé un programme précis auquel appliquer, assure-toi de bien comprendre le processus d’application, car chaque subvention a ses propres échéances et exigences. En général, les exigences minimales sont les suivantes :

  • Une description détaillée du projet
  • Une explication des avantages du projet
  • Un plan détaillé des coûts
  • Une présentation détaillée de l’expérience et du parcours des responsables du projet

Prépare-toi à y consacrer beaucoup de temps, car presque toutes les informations devront venir de toi, en tant que fondateur. Et même si de nombreuses entreprises spécialisées peuvent t’aider tout au long du processus, elles ne sont pas bon marché.

incubateurs et accélérateurs


5. Incubateurs et accélérateurs

Une autre façon d’obtenir un financement pour ta startup consiste à rejoindre un accélérateur ou un programme d’incubation.

Même si les accélérateurs et incubateurs sont souvent considérés comme un seul et même concept, ce n’est pas le cas. Les deux proposent un réseau professionnel, du mentorat et une forme de programme structuré, mais ils ont des objectifs différents.

Comme le formule TechRepublic : « un accélérateur est une serre qui offre aux jeunes pousses les conditions optimales pour grandir, tandis qu’un incubateur associe des graines de qualité au meilleur sol pour leur germination et leur croissance ». 🌱

Accélérateurs

Les accélérateurs les plus connus sont Y Combinator et Techstars.

Le programme commence généralement par une phase d’application, à l’issue de laquelle les entreprises retenues sont invitées à participer dans un lieu donné. Sur place, elles suivent un programme intensif de mentorat, qui peut durer de quelques semaines à quelques mois.

L’accélérateur te donne accès à un vaste réseau d’investisseurs et de mentors, qui peuvent t’être d’une aide précieuse pour développer ton entreprise et lever des capitaux à l’avenir. La plupart des accélérateurs organisent également une journée de démonstration, ou demo day, à laquelle ils invitent des investisseurs pour leur présenter ton entreprise. Le Demo Day de Y Combinator est un bon exemple de cette approche : tous les investisseurs de la Silicon Valley le considèrent comme une journée particulièrement importante.

En revanche, les accélérateurs ne sont pas gratuits. Certains fournissent un montant fixe de financement pour startup en échange d’un faible pourcentage du capital, tandis que d’autres essaieront de t’intégrer à leur réseau d’entreprises ou pourront même te facturer des frais d’entrée.

Incubateurs

La plupart des incubateurs disposent d’un espace partagé dans un espace de coworking, proposent un programme de location au mois et offrent un accompagnement en lien avec la communauté locale. C’est aussi pour cette raison que les entreprises sont invitées à travailler au même endroit. Elles peuvent ainsi apprendre les unes des autres tout en affinant leurs idées, en travaillant sur leurs produits, leur adéquation produit-marché et leurs business plans.

Même s’ils n’offrent pas directement de financement pour startup, les incubateurs peuvent jouer un rôle essentiel dans le lancement autonome de ton entreprise : l’espace disponible réduit tes dépenses, tandis que l’incubateur regorge de conseils et de recommandations.

La plupart des incubateurs sont gérés par des investisseurs professionnels, des organismes publics et de grandes entreprises. Selon leur sponsor, ils peuvent se concentrer sur des technologies, des secteurs verticaux ou même des marchés spécifiques.

Depuis quelques années, on voit également apparaître de plus en plus de programmes hybrides qui combinent un incubateur et un programme d’accélération. Notre partenaire pour cette Startup Funding Masterclass, Startit @ KBC, est un bon exemple de cette approche.


6. Prêts bancaires

Nous utilisons les banques tous les jours, et les prêts bancaires constituent une source très courante de financement pour startup.

Commençons donc par les bases : qu’est-ce qu’un prêt bancaire ? 🤔

Un prêt bancaire est une somme d’argent que tu empruntes à la banque pour une période déterminée. Selon que tu empruntes en donnant un actif en garantie ou non, on parle de prêt garanti ou non garanti. Selon que le taux d’intérêt est fixé à l’avance ou qu’il peut changer en fonction de l’évolution de certains marchés, il peut être fixe ou variable.

Pour obtenir un prêt, tu devras convaincre la banque de la viabilité de ton projet et de ta capacité à rembourser le prêt à temps, sans difficulté. Ta demande sera examinée en détail et, en règle générale, les banques se concentreront sur tes flux de trésorerie futurs, ce qui ne convient pas toujours très bien aux startups.

N’oublie jamais que la dette n’est pas la même chose que les capitaux propres : tu devras rembourser les prêts, intérêts compris, dans la période convenue. Si tu ne le fais pas, tu risques la faillite — une situation dans laquelle le créancier aura toujours davantage de droits sur l’entreprise que les actionnaires ordinaires.

Les banques proposent de nombreux produits spécialement conçus pour répondre aux besoins d’une entreprise dans toutes sortes de situations.

Il est important de bien distinguer les prêts destinés aux besoins à court terme, comme le fonds de roulement, des engagements à plus long terme dont nous parlons ici.

Les avantages :

  • Tu conserves les capitaux propres de ton entreprise et donc tes droits sur ses bénéfices futurs
  • Les banques ne s’immiscent pas dans la gestion de ton entreprise, tant que tu respectes les conditions de paiement

Les inconvénients :

  • Les prêts bancaires sont moins flexibles, car leurs conditions restent généralement inchangées sur toute la durée du prêt
  • Tu devras payer un montant mensuel fixe
  • Si tu ne paies pas, cela peut entraîner la faillite
  • Tout actif donné en garantie est exposé et peut entraîner une perte de contrôle
  • Les taux d’intérêt variables peuvent augmenter au mauvais moment

Si tu décides qu’un prêt bancaire est le bon choix pour ton entreprise, voici quelques conseils pour l’obtenir avec succès.

Sache ce que tu veux

Avant de parler à une banque, il est essentiel que tu comprennes de combien d’argent tu as besoin, à quoi il servira et quelles conditions pourraient te convenir, à toi comme à ta startup. Si tu ne connais pas bien les prêts professionnels ou si tu ne sais pas quel impact ils auront sur ton résultat, tu peux chercher en ligne des outils comme le calculateur de prêt professionnel de Keeper.

Les banques proposent également une large gamme de produits, selon ton pays. Assure-toi d’en comprendre les principaux et échange avec d’autres entrepreneurs qui ont de l’expérience en la matière.

Compare les offres

Prends le temps de faire le tour des banques et de comparer les offres.

Toutes les banques ont leurs particularités. Qu’il s’agisse d’un taux d’intérêt plus bas ou de conditions différentes, prends le temps de comparer et de trouver la meilleure offre.

N’hésite pas à utiliser l’intérêt initial manifesté par une banque pour inciter les autres à te faire de meilleures offres. Tu pourrais même finir par souscrire plusieurs prêts, à condition qu’ils reposent sur des garanties différentes.

Sois hyperpréparé

Les banques reçoivent beaucoup de projets d’entreprise. Avant de présenter le tien, pose des questions sur ce dont elles auront besoin et assure-toi de tout rassembler dans un seul pack.

En général, tu devras fournir les éléments suivants :

  • Un prévisionnel de trésorerie couvrant toute la durée du prêt ainsi qu’un business plan détaillé
  • Des statistiques sur la croissance et la composition du revenu (répartition des clients, répartition par secteur)
  • Des informations sur ton équipe, ton secteur, tes résultats passés et tes investisseurs
  • Une motivation claire expliquant pourquoi tu as besoin du prêt
  • Tes derniers résultats financiers pour étayer les hypothèses présentées dans les documents ci-dessus

Ne te contente pas d’informer ta banque : convaincs aussi ton banquier du bien-fondé de tes projets.

Que sont les prêts garantis par l’État ?

Dans de nombreux pays, les pouvoirs publics cherchent à stimuler les prêts bancaires accordés aux petites et moyennes entreprises. Une approche courante consiste à garantir une partie du prêt, ce qui réduit ainsi le risque pour la banque.

Les prêts garantis par l’État sont très intéressants pour les nouvelles entreprises, car ils proposent généralement de meilleures conditions de remboursement sur une période plus longue. Comme il n’est pas toujours facile de les obtenir — ces prêts sont souvent soumis à des critères d’éligibilité stricts —, prends le temps de te renseigner à leur sujet avant de faire ta demande.

Qu’est-ce qu’un crédit d’investissement ?

Le crédit d’investissement est un produit bancaire spécialement conçu pour financer l’achat ou le développement de nouveaux équipements ou actifs. En prenant les équipements ou les actifs en garantie, la banque peut proposer des taux plus bas que pour d’autres prêts. Les banques cherchent généralement à financer des actifs qui génèrent des flux de trésorerie positifs à très court terme : tiens-en compte si tu t’engages dans cette voie.

Qu’est-ce qu’une ligne de crédit, un découvert ou un prêt classique ?

C’est un excellent produit si tu as besoin de crédit pour des dépenses à venir. À mi-chemin entre une carte de crédit professionnelle et un prêt bancaire, la ligne de crédit te donne accès à un montant prédéfini que tu peux utiliser au fur et à mesure de tes besoins.

Selon la manière dont tu peux utiliser le crédit, on parle de découvert ou de prêt classique. Si tu préfères utiliser le crédit par tranches au fil du temps et que payer un peu plus d’intérêts ne te dérange pas, le découvert est le bon choix. Si tu peux utiliser la ligne de crédit en une seule fois, avec l’avantage d’un taux d’intérêt plus bas, le prêt classique est alors la solution à privilégier.

Le point commun à ces deux options, c’est que tu ne paies des intérêts qu’à partir du moment où tu tires sur le crédit, ainsi que de petits frais pour réserver la totalité du montant à l’avance.

Prenons un exemple : imagine que tu as 10 000 $ sur ton compte, mais que tu dois payer 20 000 $ de salaires. En disposant d’une ligne de crédit ou d’une facilité de découvert, tu pourras emprunter directement depuis ton compte les 10 000 $ nécessaires, aux taux définis à l’avance.


7. Les notes convertibles

Si ta startup en est encore aux débuts de son existence et que tu disposes de très peu d’informations, comment déterminer sa valorisation lorsque tu discutes avec des investisseurs ?

C’est une question tout à fait légitime, et c’est précisément pourquoi les notes convertibles sont une source de financement prisée par les startups : elles font le lien entre les premiers besoins de financement — le seed round — et les tours de financement ultérieurs avec un prix défini, valorisation comprise. 💡

Une note convertible est un prêt à court terme qui se convertit en participation au capital lorsqu’un événement prédéfini survient — généralement le tour de financement suivant, au cours duquel une valorisation est établie. Les notes convertibles sont utiles parce qu’elles accordent des droits limités et reportent une grande partie des négociations complexes à un tour ultérieur, ce qui en fait un moyen de financement simple et efficace.

Le montant de la participation au capital qu’un investisseur seed recevra est déterminé par la formule suivante :

Montant de la participation au capital = Prix d’achat / Prix de conversion

Le prix d’achat correspond au montant initial du capital fourni par l’investisseur. Parfois, la note convertible comprend une composante d’intérêts — les intérêts s’accumulant tant que la note n’a pas été convertie — qui est alors ajoutée au dénominateur.

Le prix de conversion correspond au prix du tour de financement actuel en capital et dépend de deux facteurs supplémentaires : la remise sur le prix et le plafond de valorisation.

La remise sur le prix

Pour récompenser l’investisseur qui prend le risque de financer ta startup, les notes convertibles comprennent généralement une remise sur le prix. Celle-ci permet au détenteur de la note de convertir son prêt en actions avec une remise. Ces remises se situent généralement entre 10 % et 30 %.

Prenons un exemple : imaginons qu’une startup ait levé 100 000 $ sous forme de notes convertibles avec une remise de 20 %. Lors du tour de financement suivant, les actions sont valorisées à 1,00 $ par action. L’investisseur seed recevra donc les actions à 0,80 $ pièce, soit 100 000 $ / 0,80 $ = 125 000 actions.

Le plafond de valorisation

Un autre terme couramment utilisé est celui de plafond de valorisation. Il s’agit en pratique d’une valorisation maximale, déterminée au moment de l’investissement sous forme de note convertible, à laquelle l’investisseur peut convertir son prêt en actions.

Par exemple, si le plafond de valorisation est fixé à 2 millions de dollars et que le tour suivant valorise l’entreprise à 4 millions de dollars, le détenteur de la note convertible pourra convertir son prêt sur la base d’une valorisation de 2 millions de dollars, ce qui lui accordera une remise effective supplémentaire de 50 %.

Ensemble, la remise sur le prix et le plafond de valorisation fonctionnent comme suit. Imaginons qu’une startup ait levé 100 000 $ avec une remise de 20 % et un plafond de valorisation de 2 millions de dollars. Plus tard, lorsqu’un nouveau tour de financement est levé, toute valorisation allant jusqu’à 2,5 millions de dollars donnera lieu à une remise de 20 %. Au-delà de 2,5 millions de dollars, les détenteurs de notes convertiront leur investissement en capital sur la base d’une valorisation de 2 millions de dollars.

Si tu ne parviens pas à lever un tour de financement avant la date d’échéance de la note convertible, voici généralement ce qui peut se produire :

  • Le détenteur de la note peut prolonger la note
  • Le détenteur de la note peut t’obliger à rembourser le prêt, ce qui peut potentiellement te pousser à la faillite
  • Le détenteur de la note peut convertir la note en participation au capital sur la base d’une valorisation convenue

Pour un excellent résumé de certaines des clauses les plus courantes, nous te renvoyons au résumé suivant de 500 startups : https://500startups.app.box.com/s/bqhdzjvx8x8fsn8s4zlt

Consulte également leur site web pour accéder à des modèles de documents juridiques : https://500.co/


8. Capital-risque

Le financement en fonds propres te permet de lever des capitaux sans devoir les rembourser… génial ! 🙌

Mais au lieu de rembourser un prêt et de devoir supporter le poids de paiements d’intérêts réguliers, tu vends en réalité une partie de ton entreprise à l’investisseur sous la forme d’actions.

C’est un bon moyen de lever un montant important de capitaux et de potentiellement attirer des investisseurs avisés à bord. Le principal inconvénient, c’est la perte de contrôle.

Contrairement à un prêteur, tu dois t’attendre à ce qu’un actionnaire ait son mot à dire sur la façon de gérer ton entreprise. Assure-toi donc d’être prêt à gérer ses attentes et ses conseils.

Commençons par les bases. Chaque action vendue représente une unité de propriété de ton entreprise. Si tu émets 2 000 actions et que tu en vends 1 000, l’acheteur détiendra 50 % de ton entreprise.

Cet acheteur aura désormais sa juste part de tous les bénéfices et dividendes futurs. Cette personne sera récompensée comme toi pour toute hausse ultérieure de la valeur des actions.

Selon le type d’actions que tu as émises, leur détenteur disposera également de droits de vote et participera aux décisions importantes, puisqu’il ou elle aura probablement une licence lors des réunions du conseil d’administration.

En général, tu peux émettre deux formes d’actions : des actions ordinaires et des actions préférentielles.

Actions ordinaires

C’est le type d’actions auquel les gens font généralement référence lorsqu’ils parlent d’actions et de titres.

Les actionnaires ont droit à une part de tous les bénéfices et dividendes de l’entreprise, tout en disposant de droits de vote proportionnels à leur participation.

Il est possible de personnaliser le type d’actions que tu émets, puisque tu peux créer différentes catégories d’actions. Par exemple, les détenteurs d’actions de catégorie A peuvent disposer de droits de vote, tandis que ceux de catégorie B n’en ont pas. En tant qu’entreprise privée, beaucoup de possibilités s’offrent à toi, et tout dépendra des négociations avec ton investisseur potentiel.

Les types les plus courants sont toutefois les actions avec droits de vote et les actions sans droits de vote.

Actions préférentielles

Les actionnaires privilégiés ont davantage de droits sur les actifs de l’entreprise que les actionnaires ordinaires. C’est ce qu’on appelle un rang supérieur à celui des détenteurs de fonds propres ordinaires. En cas de liquidation, les actionnaires privilégiés seront payés après les créanciers (qui ont un rang supérieur) et avant les détenteurs d’actions ordinaires.

En outre, les actions préférentielles offrent souvent un dividende fixe et aucun droit de vote.

Alors, vers qui te tourner maintenant pour vendre des actions de ton entreprise ?

En principe, tu peux t’adresser à toute personne disposée à te les acheter, mais nous classons généralement les investisseurs en deux groupes : les business angels et les sociétés de capital-risque.

Business angels

Un business angel est, en substance, toute personne disposée à investir du temps et de l’argent dans ton idée.

Les business angels peuvent venir de n’importe quel milieu et sont souvent d’anciens entrepreneurs ou des investisseurs en capital-risque. Ils sont motivés par le potentiel de rendements importants, la possibilité de redonner à la communauté entrepreneuriale et celle d’accompagner les nouveaux dirigeants en leur servant de mentors.

Avoir un excellent business angel peut changer la donne : son accès au secteur et ses connaissances peuvent apporter un renfort précieux à ton équipe.

Pour les trouver, le mieux est de passer par ton réseau personnel, ton écosystème entrepreneurial ou des conseillers financiers. Il existe également des réseaux et des sites spécialisés dans l’investissement des business angels, comme AngelList.

Investisseurs en capital-risque

Les sociétés de capital-risque ressemblent aux business angels, mais leur fonctionnement est plus structuré. Au lieu d’avoir affaire à une seule personne, tu traites désormais avec une société spécialisée dans les investissements dans les start-up.

Les sociétés de capital-risque s’appuient souvent sur des investisseurs externes pour réunir leurs capitaux, ce qui les amène à évoluer dans un environnement extrêmement concurrentiel. Elles sont donc plus disciplinées et plus exigeantes.

Par rapport aux business angels, plusieurs différences sont à noter.

Les sociétés de capital-risque ont tendance à se concentrer davantage sur l’entreprise que sur l’entrepreneur. Alors que les business angels ne disposent généralement que d’un elevator pitch et de l’entrepreneur pour se faire une idée, une société de capital-risque a typiquement accès à un business plan complet et à un premier historique de résultats.

En général, les fonds de capital-risque engagent davantage de capitaux tout en exigeant davantage de contrôle. Plus le montant investi augmente, plus les enjeux sont importants ; les sociétés de capital-risque consacreront donc davantage d’efforts au suivi de leur investissement et interviendront si nécessaire.

L’accent mis sur le rendement est également plus marqué. Les business angels ne sont certainement pas des organismes à but non lucratif, mais comme les sociétés de capital-risque dépendent généralement de financements externes, elles se concentrent beaucoup plus sur l’obtention de rendements élevés. Elles sont donc plus impliquées et plus offensives qu’un business angel classique, et travaillent sur un horizon plus court.

En résumé, le business angel investit dans une idée en espérant qu’elle deviendra une entreprise. Les sociétés de capital-risque investissent dans une entreprise en espérant qu’elle deviendra énorme.


9. La venture debt

Si le financement en equity est une source courante et attrayante de financement pour les start-up, il t’oblige toujours à céder une partie de ton entreprise. C’est pourquoi le financement par la dette est si intéressant : tu conserves ainsi tes parts.

Mais les banques, qui sont les principaux fournisseurs de dette, sont très prudentes, et les start-up ne correspondent pas vraiment à leurs méthodes d’analyse. L’accès au financement par la dette est donc difficile. 😅

C’est là qu’interviennent les prêteurs spécialisés dans la venture debt : ils se consacrent à l’octroi de prêts aux entreprises bénéficiant d’un financement en capital-risque.

À bien des égards, ces prêts venture ressemblent aux prêts bancaires classiques, mais ils présentent quelques différences importantes.

Tout d’abord, l’analyse réalisée par le prêteur diffère. Les prêteurs bancaires examinent généralement tes chiffres de revenu et de trésorerie afin d’évaluer ta capacité à rembourser le prêt.

Ce n’est pas possible pour beaucoup de start-up. Les prêteurs venture se spécialisent donc dans l’évaluation d’autres facteurs, comme la qualité des investisseurs, le business plan, la stratégie de financement, ainsi que la qualité de l’équipe et de la technologie.

Il y a ensuite une différence au niveau des garanties. Alors que les banques s’appuient sur des éléments tels que les machines, les bâtiments et les équipements, les venture lenders ont tendance à s’appuyer sur la propriété intellectuelle comme forme de garantie.

En outre, les venture lenders demandent des warrants pour rendre l’opération plus intéressante. À l’instar des stock-options, le warrant permet à son détenteur d’acquérir des actions ultérieurement à un prix fixé, ce qui crée une incitation financière supplémentaire pour le prêteur. S’ils comptaient uniquement sur les intérêts pour obtenir leur rendement, ces intérêts seraient bien trop élevés.


Tu es arrivé au bout de toute la liste ? Félicitations 🎊

Tu connais maintenant les bases de toute une série de sources de financement pour les startups, ce qui t’aidera à trouver toutes les ressources nécessaires pour construire ton entreprise !

Tu maîtrises maintenant les différents types de financement pour startups ? Dis-nous s’il te reste des questions : nous serons ravis d’approfondir le sujet ! Et n’oublie pas de nous retrouver la semaine prochaine pour la troisième partie de notre Startup Funding Masterclass : Quand lever des fonds auprès de VC (et quand s’en abstenir)!

Tu peux aussi consulter ce résumé de la Startup Funding Masterclass.


À ce stade, tu es probablement vraiment décidé à obtenir un investissement et tu dois suivre tes opportunités d’investissement, ce que tu peux faire dans Salesflare.

Lever des fonds — auprès d’investisseurs, de banques et autres — peut être stressant, surtout si tu n’as aucun insight sur ce que fait exactement l’autre partie.

Tes financeurs potentiels ouvrent-ils réellement tes e-mails, et quand le font-ils ? Cela arrive-t-il souvent, ou le font-ils une seule fois avant de t’oublier pendant un certain temps ? Cliquent-ils sur les liens vers les documents que tu leur as envoyés, ou pas du tout ? Vont-ils peut-être consulter ton site ?

Pour avoir un insight sur cette boîte noire, nous utilisons notre propre logiciel, Salesflare, pour suivre ces relations.

Nous l’utilisons pour suivre s’ils ouvrent nos e-mails, cliquent sur nos liens ou visitent notre site. Et nous recevons des notifications sur notre ordinateur et notre téléphone lorsqu’ils le font.

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Et si tu échanges avec plusieurs investisseurs en même temps, cela va bien au-delà :
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Et, au fait, assurer le suivi des investisseurs n’est pas la seule chose que tu peux organiser dans Salesflare. Tu peux évidemment aussi assurer le suivi des clients, des partenariats, des revendeurs, … C’est d’une manière ou d’une autre toujours un processus de vente !

opportunités dans salesflareAu fait, si tu es au stade pre-seed, tu peux toujours nous contacter via le chat de notre page d’accueil ou par e-mail pour te renseigner sur notre programme early stage. Tu pourras ainsi démarrer sans te ruiner ! Écris-nous pour obtenir les détails sur la façon d’appliquer.


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